Le Dédale Palace (création 2020)
Entre-sort forain et théâtre d'anticipation

LE DÉDALE PALACE

création automne 2020

 

"Le Dédale Palace est un spectacle dans un palais des glaces qui interroge nos  errances dans ce nouveau monde numérique."

 

Le Dédale Palace est donc un lieu comme aime en ouvrir la Compagnie OCUS.

Au premier abord, c'est une fête foraine 2.0 avec une promesse à l’entrée :

« Entre et connais-toi toi-même ».

C'est une invitation à se laisser guider par l'équipe de cette strat-up innovante. 

C’est un entre-sort forain présenté comme une expérience personnalisée que l'on traverse en laissant des traces. Le Dédale Palace est la métaphore de ces méandres technologiques contemporains dans lesquels nous errons en quête d’identité, de rencontres, de reconnaissance, et dans lesquels parfois, nous nous perdons. 

C’est une farce cynique qui détourne ce nouveau vocabulaire :

le partage, le réseau, la connexion, la communauté, le lien.

 

 

Le spectacle se déroule donc en trois actes avec trois espaces et trois rapports au public différents :

- une première partie en déambulation dans un labyrinthe de miroirs, et dans lequel chacun se fait manipuler et ficher

- une deuxième partie frontale, où le public est installé sur un gradin derrière un tulle qui le protège. Où, dans ce labyrinthe devenu espace scénique, nous plongeons dans les intimités de deux (faux) spectateurs manipulés par la grande machine. Deux êtres qui, sans se savoir observés, perdent pied dans le labyrinthe et se débattent avec cette question : Comment les individus trouvent une place et gardent une part de liberté dans ce monde clinquant régi par les algorithmes.

- une troisième partie où le quatrième mur se brise et où le public se reconnecte les yeux dans les yeux pour vivre un pas de côté collectif.

 

Cette pièce de théâtre s’appuiera sur le texte mais également sur les différents registres de jeu, la musique, la marionnette, la vidéo. Elle se déroulera sous un chapiteau à la scénographie immersive, mouvante et aux trouvailles technologico-artisanales nombreuses qui créeront un univers global. C'est une farce cynique qui invite le spectateur à se (re)regarder dans les yeux.

Note d'intention

 

En 1988, je poussais mon premier cri. Un an plus tard, le mur de Berlin tombait et Tim Berners Lee était sur le point d’inaugurer le World Wide Web qui allait changer fondamentalement la face du monde. Aujourd‘hui, j’espère que quelqu’un trouvera cette bouteille jetée à la mer. Je m’appelle Claire Laurent. Je suis née en 1988. Je suis une enfant du web. Née un pied dans le XXème siècle, j’ai envoyé mon premier texto à 13 ans. 160 caractères, comme une carte postale. J’ai envoyé mon premier courriel à 15 ans dans la salle d’informatique du collège Henri Wallon et je me rappelle que ça faisait beaucoup de bruit. J’ai eut un ordinateur dans le salon familial à 16 ans. Chaque membre de la fratrie avait le droit de s’en servir une heure par semaine parce que ça faisait un peu peur à ma mère. On était contents, ça nous changeait de Thalassa. Plus tard, j’ai publié mes premières chansons sur Myspace, persuadée de connaître une gloire fulgurante. Et aujourd’hui, du bout des doigts, je lis mes mails aux toilettes.

 

Je fais partie de cette génération de fuyards qui a décidé de rebattre les cartes. Nous sommes nés au crépuscule d’un siècle de carnages, enfantés par une civilisation obsédée par les lignes de démarcation, quelles qu’en soit la forme. Une civilisation dirigée par des institutions psychorigides et des castes élitistes indétrônables. L’âge d’or de l’immobilisme carnassier. Nous avons grandit sur les gravats des plus grandes boucheries que le monde n’ait jamais connu. Je suis née du récit d’Auschwitz et de Hiroshima. Je fais partie de cette génération de fuyards qui, par terreur de l’immobilisme, a décidé d’inventer une nouvelle manière d’être au monde. En créant une autre réalité, parallèle, en mouvement permanent, un mouvement libérateur et insurrectionnel qui abolissait les frontières et faisait la nique aux élites du savoir. Un monde parallèle dans lequel  la réalité s’est retrouvée numériquement chiffrée, dématérialisée et transcendée. Je suis de cette nouvelle civilisation d’humains augmentés qui a réussit à prolonger son corps et son cerveau à travers un outil infini mais tellement simple, tellement ergonomique. Et si léger au creux de ma poche. Un monde à la portée de tous, basé sur le partage, le réseau, la communauté, les liens. Un monde gratuit, donné… Données… Données 

 

Et puis je crois que ça a dérapé. Je ne saurais trop dire qui a commencé mais ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui, je sens une trouille profonde au creux de mon ventre. Le vertige viscéral de vous perdre, de nous voir tous engloutis par nos charrettes, chacun dans une illusion parallèle à laquelle plus personne n’a accès par hasard. Or, je veux encore croire au hasard. J’ai trop la trouille d’une existence régie par les mathématiques. Je veux pouvoir me tromper dans mes calculs. Me manger des murs et ne pas les sentir venir, ne pas me les faire annoncer, je veux connaître encore le goût de la déception ou du chagrin d’amour. Je veux continuer de me perdre parce que j’ai des problèmes d’orientations, et découvrir par hasard une ruelle sordide ou un coucher de soleil. J’aimerais tellement que l’autre bout du monde garde sa part de mystère. Je veux  pouvoir prendre des risques. Tomber amoureuse à cause de la météo, à cause de cette averse, de cet arrêt de bus avec ce joli garçon auquel aucun de leurs algorithmes n’auraient jamais pensé. Je veux m’autoriser à mordre  parfois la ligne sans que personne ne me regarde. 

 

J’ai la trouille de vous perdre, de perdre vos mots de trop, vos sourires en coin, vos odeurs de sueurs, vos postillons chargés, vos rires jaunes, vos pattes d’oies, votre second degré. Je veux pouvoir vous regarder droit dans les yeux sans arrières pensées. Ou alors si ! Je veux des arrières pensées en pagaille, des qui n’appartiennent qu’à moi. Toi par exemple, je veux pouvoir te faire comprendre par un regard discret et une moue significative que tu es le bienvenu tout à l’heure dans ma caravane. Un signe chimique et invisible aux yeux du monde. Mais je me sens comme tenue en laisse par une force supérieure, impalpable et omnisciente. 

 

Je crois bien que ça a dérapé, alors j’ai écrit cette histoire comme on ouvre une fenêtre, comme on singe une catastrophe pour trouver la force de tenir front. Comme on jette une bouteille à la mer.

 

 

Claire Laurent 

autrice et metteuse en scène

Articles de presse

 

Sortie de résidence à Questembert (56) 

 

Le public a découvert un spectacle prometteur 

Ouest France - 16/02/19

https://www.ouest-france.fr/bretagne/questembert-56230/le-public-decouvert-un-spectacle-prometteur-6226159

 

Un spectacle sur l'errance numérique

Le Télégramme - 18/02/19

https://www.letelegramme.fr/morbihan/questembert/asphodele-un-spectacle-autour-de-l-errance-numerique-17-02-2019-12211133.php

 

 

Résidence au collège de Renazé (53)

 

Une résidence d'artistes auprès des collégiens 

Ouest France - 04/03/19

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/renaze-53800/une-residence-d-artistes-aupres-des-collegiens-6245527

Prémices d'informations techniques :

 

Jauge : 216 spectateurs
Spectacle à partir de 10 ans.
Durée totale : 1h45
Spectacle sous chapiteau (37mx28m d'envergure une fois monté)

Possibilité de représentations scolaires pour les collèges (à partir de la 4ème) et lycées.

 

 

L'équipage du Dédale Palace :

 

Écriture et mise en scène

Claire LAURENT
avec l’accompagnement dramaturgique de Thomas COLLET

 

Présence au plateau :

Jeu

Yann BERTHELOT (comédien)
Anna HUBERT (marionnettiste, comédienne) Yann-Sylvère LE GALL (comédien)
Lou LEFEBVRE (comédienne, chanteuse lyrique)

 

Musique et Composition

Benjamin BACCARA (violon, mandoline, percussions, choeurs...)

Benoît BACHUS (guitare, basse, percussions, choeurs...)

 

Présences foraines dans le labyrinthe et manipulation à vue

Juliette BIGOTEAU

David BOURTHOURAULT

Camille CERVERA

Pierre-Yves DUBOIS

Mathias LEJOSNE

 

Création :

Scénographie

Juliette BIGOTEAU (conception et esthétique)

Camille CERVERA (conception et construction)

 

Vidéo et illusion

Pierre-Yves DUBOIS

 

Lumières

David BOURTHOURAULT

 

Son

Mathias LEJOSNE

 

Création costumes

Noëmie BOURRIGAULT

 

 

Les partenaires :

 

 CNAREP Le Fourneau, Brest (29)

Les Tombées de la Nuit (35)

Le Kiosque, Mayenne (53)

Mairie de la Vraie Croix (56) aidée du Feader Festival Les Embuscades,

Festival Les Embuscades de Cossé-le-Vivien (53)

Couesnon Marches de Bretagne (35)

Ville de Chantepie (35)

Théâtre du Pays de Craon, Renazé (53)

Le Pôle Sud, Chartres de Bretagne (35)

 

Avec le soutien de :

Collège Val d’Elorn à Sizun dans le cadre d’une résidence en milieu scolaire menée avec Le Fourneau, Brest (29)

Lycée Rochefeuille à Mayenne dans le cadre d’une résidence en milieu scolaire menée avec Le Kiosque, Mayenne (53)

Lycée agricole de Caulnes dans le cadre d’une résidence en milieu scolaire menée avec Dinan Agglomération (22)

Collège Alfred Jarry à Renazé dans le cadre d’une résidence au Théâtre du Pays de Craon (53)

Collège Mathurin Méheut de Melesse dans le cadre du programme du Fond d ‘Accompagnement Artistique et Territorial du Conseil départemental d’Ille et Vilaine (35)

Ville de Rennes (35) dans le cadre d’une résidence à la salle Guy Ropartz

École de musique de Chantepie (35)

Théâtre de l’Asphodèle, Questembert (56)

Au bout du Plongeoir, Thorigné-Fouillard (35)

 

Partenaires financiers :

Conseil départemental d’Ille et Vilaine

Ville de Rennes

autres demandes en cours

 

 

2018

4 oct - Festival les Embuscades, Cossé le Viven (53) Création sur mesure
5 oct - Festival Les Embuscades, Cossé le Viven (53) Le Petit Dédale Palace, création sur mesure
Du 19 au 23 nov - Chantepie (35)
Du 26 au 30 nov - Au Bout du plongeoir, Domaine de Tizé (35)

2019

Du 8 au 11 janv - St Germain sur ille (35)
Du 14 au 17 janv - Centre culturel de Montours (35)
Du 11 au 14 fév - Théâtre de l'Asphodèle, Questembert (56)
Du 25 fév au 1er mars - Renazé (53), Théâtre du Pays de Craon
1er Mars - L'Entracte de Renazé (53)
Du 25 au 29 mars - Collège de Melesse (35)
Du 6 au 10 mai - La Touchette - Saint-Germain-sur-Ille
Du 16 septembre au 4 octobre - La Touchette - Saint-Germain-sur-Ille
2 octobre - La Touchette - Saint-Germain-sur-Ille (35) Sortie de résidence
Du 14 au 18 octobre - Lycée agricole de Caulnes (22)
28 et 29 novembre - Chantepie (35) résidence de création
6 décembre - Ecole de musique de Chantepie (35)

2020

Du 17 au 24 janvier - Lycée professionnel de Caulnes (22)